En traversant la ville
Le vieux quartier m’appelle/
Dune voix et tranquille
/ Tremblant et fragile
Et me tend la main
Me donnant du jasmin
/Et un vase en argile
Il me dit des mots
/ D’une voix hautaine
Et des soupirs tout hauts
/ Sur sa vie mondaine
Et le mal qu’il eu/
Sur sa route lointaine
***
Il veut un peu d’eau.
Pour arroser sa peine,
Il manque un peu d’amour
et la lumière du jour
Pour Reprendre son élan
. Rouvrir les portes d’antan
Raviver les fontaines
; Désaltérer les passants
Comme dans le bon vieux temps
***
Dans son vase poussiéreux.
Délaissé, oublié, malheureux
Il compte les années de braises
Il tâte ses rides
Mâche son malaise
Une tasse vide
Usée par le temps
Et les sabots des passants
Et les bandes d’ignorants
Qui le laissent mourir
Qui aiment l’entendre gémir
Agoniser et souffrir
Ses murs sont lépreux
Malades et frileux
Ils attendent le jour
Et le temps des amours
Ce vieux quartier dit de bonheur
Faisait le charme de la cite
Il faisait son honneur
Symbole de dignité
Il sentait Bon
Un parfum de blé
Au front clair et sérieux
De son passé glorieux
Ecrit en lettres d’or
Ce quartier si beau
On l’aimait très fort
Le cœur serré sans charme
Sans bruit sans vacarme
Je le quitte bien calme
En essuyant mes larmes
..
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Oueslati Mohamed Ali - Tunisie-




